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Wednesday, 12 January 2011

Bergamo, convegno su Marx e la crisi

fonte: http://www.unibg.it/struttura/struttura.asp?rubrica=1&persona=46&titolo=Prof.&cognome=Bellofiore&nome=Riccardo&notizia=3901#3901

23/04/2010: Marx e la crisi


Marx e la crisi

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André Tosel : Les philosophies de la mondialisation

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source: http://www.lemonde.fr/savoirs-et-connaissances/article/2003/06/25/andre-tosel-les-philosophies-de-la-mondialisation_325371_3328.html

Thème de la conférence :
La philosophie française, en sa grande majorité, demeure silencieuse sur la mondialisation, alors que les sciences humaines et sociales connaissent un déluge d'études spécialisées.
Elle l'aborde de deux manières : soit sur le mode oblique de questions juridico-politiques en se concentrant sur les relations entre souveraineté politique et cosmopolisme, soit de manière métaphorique par des considérations sur la technique planétaire à l'époque de la post-modernité, que celle-ci soit comprise comme le joyeux avènement d'une pensée faible, ou comme le tragique oubli de l'être propre à la pensée occidentale. Pour remédier à cette stratégie de fuite hors des problèmes effectifs de la contemporanéité, la philosophie est affrontée à la tâche de définir ne serait-ce que de manière préalable le concept de la mondialisation. Il sera proposé une définition post-marxienne, non pas anti-marxienne.
La mondialisation serait la généralisation inachevée du mode de production capitaliste à l'orbe du globe. Elle ne se réduit pas à sa dimension économique, puisque le réseau transnational des grandes firmes fondé sur la troisième révolution technologique (industries de la communication) et sur l'autonomisation du capital financier prend simultanément forme dans le système d'une économie-monde d'Etats inégaux, caractérisé par son centre et ses périphéries, dominé par une puissance impériale, les Etats-Unis, perpétuellement confrontés de leur côté à la formation de pôles concurrents. Cette forme est indissolublement culturelle puisque la marchandise-argent devient le faux universel symbolique hégémonique, intégrant contradictoirement des formes de vie où les individus insécurisés cherchent refuge dans des communautés imaginaires. Une violence inédite intransitive répond à la violence du capital, qui joue son avenir en immergeant la production dans la consommation.
La philosophie doit se demander ce qu'il en est de la liberté des individus en cette affaire. On examinera quelques attitudes significatives de philosophes contemporains étalées sur un spectre qui va du pôle mondialophobe au pôle mondialophile.